Tu sais, je passais des heures à détailler chacun de tes mots, chacun de tes gestes. J'y recherchais tout les sous entendus possible et imaginable, des preuves que j'avais de l'importance. Petit à petit, apprenant chaque jours à te connaître un peu plus, je suis tombée amoureuse de toi. Ca n'a pas toujours été très clair pour moi, mais je m'en rends compte aujourd'hui. J'étais aveugle, il y avait tellement de preuves. Le premier sourire que j'avais de toi le lundi matin et qui me suivait toute la semaine et me donnait un moral d'acier en toute circonstances, et le dernier du vendredi après midi qui me rendait nostalgique et me donnait des envies de cours pendant les week end.
Je crois que notre complicité a été ce qui m'a plut le plus. Et elle à surement été la principale raison pour laquelle je me suis autant ouverte et accrochée à quelqu'un qui dans le fond n'était surement pas fait pour moi. Tu avais un très bon effet sur moi, chaque moment passé avec toi me donnait l'impression d'être importante, et chaque fois je m'estimais un peu plus.
T'es souvent partis et souvent revenu, je crois que chacun de tes départs n'étaient que des révélations pour moi. C'est seulement dans ces moments là que je mesurais l'envie que j'avais d'être avec toi et personne d'autre.
J'ai finis par tomber amoureuse de tes défaults, par les aimer et même par me dire que si ils n'avaient pas été là tu ne compterais pas autant. J'ai finis par tout aimer, même les choses qui m'ont toujours exaspéré. Chaque fois que j'ai faillit partir avec un autre, ces détails me manquaient. Parce que tu ne prends rien au sérieux et que j'ai eu envie de te tuer des millions de fois pour ça. Parce que tu laisses pousser tes cheveux. Parce que tu dis "Salut" quand tu dis bonjour ou aurevoir. Parce que tu ne dis que rarement ce que tu penses, et que tu préfères le faire deviner. Parce qu'il t'arrive d'être extrèmement chiant, narcissique parfois même, méchant et de toujours vouloir plaire. Je me suis habitué à m'exaspérer pour ça, et j'ai toujours aimé que tu sois comme ça. Et ne plus m'énerver pour tout ça me manque chaque jours.
J'ai finis par en avoir besoin pour être bien, moi qui a toujours déclaré n'avoir besoin de rien. Moi qui ne considérais les relations amoureuse que comme une option, quelque chose dont l'on pouvait très facilement se passer. Tu m'as tué. Et pourtant impossible de ne pas te défendre face à ces gens qui pour mon bonheur m'avait répété maintes et maintes fois que tu n'étais qu'un connard, qui m'avaient présentés d'autre prêts à te remplacer. Rien n'y a fait, j'ai toujours préféré passé une seconde avec toi et en crever de manque après, que d'aller voir ailleurs pour une relation durable.
Rappel toi que l'amour le plus fort est celui qui est prêt à se sacrifier. Je pense malgrès ce qu'on a pu me dire que tu es quelqu'un de vraiment exceptionnel. Je n'étais juste pas la grande chanceuse. Et je sais que celle là j'en serai terriblement jalouse, mais je pourrais pas t'en vouloir. J'ai jamais pu.